Ford m’a invité à l’atelier Barok pour découvrir son futur minispace, le B-Max. L’occasion de rencontrer Stéphane Cesareo, directeur de la communication chez Ford France.

Déco chic, ambiance lounge. Le lieu est plutôt bien choisi pour dévoiler une voiture qui se veut innovante. Je veux parler du concept B-Max que Ford m’a invité à découvrir à l’atelier Barok en plein coeur des beaux quartiers de Paris.

Les plus avisés de l’actualité automobile diront que le B-Max a été dévoilé il y a quelques mois au salon de Francfort 2011, mais cette fois j’ai pu l’approcher de près et même monter à bord. Chose assez rare pour un concept-car.

Très proche du modèle de série

Difficile de s’apercevoir au premier coup d’œil qu’il s’agit d’un prototype, et pour cause le concept B-Max est fidèle à 99% du modèle de série.

« Ajoutez des poignées aux portes et des jantes plus petites et vous avez devant vous le modèle définitif », déclare Stéphane Cesareo, directeur de la communication chez Ford France.

Un bon point pour le B-Max Concept qui a rencontré un bel accueil du public lors du salon de Genève 2011. Personnellement, je le trouve plutôt réussi même si son design n’est pas aussi expressif que celui du S-Max.

Photo du Ford B-Max Concept (2011)
L’absence de montant central est un sacré avantage pour monter à l’arrière. Mais qu’en est-il de la sécurité en cas de choc latéral ?

Pas de montant central = danger ?

Le Ford B-Max débarque sur un marché déjà fort concurrentiel (Citroën C3 Picasso, Opel Meriva,Renault Modus) mais avec une innovation de taille qui pourrait bien faire toute la différence : ses portes sont dénuées de pied milieu.

Une architecture à laquelle s’était déjà risquée Nissan avec la Prairie en 1983. Pas bien longtemps, puisque le véhicule a été retiré du marché quelques mois après sa commercialisation pour des problèmes liés à la sécurité

“Nous ne vendrions pas un tel système s’il présentait un danger pour les occupants”

Alors, dangereux le B-Max ? « On ne peut pas faire de comparaison entre les deux véhicules. Les technologies, les matériaux ou encore la résistance aux chocs ont énormément progressé depuis les années 80, rassure Stéphane Cesareo. Et puis, nous ne nous permettrions pas de commercialiser un tel système s’il présentait un danger pour les occupants. Imaginez les conséquences que cela aurait pour la notoriété de la marque ».

En tout cas, il faut bien admettre que l’absence de pied milieu présente de nombreux avantages : l’accessibilité aux places arrière est beaucoup plus facile et attacher un siège bébé devient un jeu d’enfants.

A noter que les portes arrière coulissantes, électriques sur le concept, seront manuelles sur le modèle de série. Idem pour la planche de bord qui délaissera son beau revêtement en cuir surpiqué.

Photo du Ford B-Max Concept (2011)
La planche de bord ressemble davantage à celle d’un véhicule de série qu’à un concept-car.

Un nouveau 3 cylindres essence

Si le concept B-Max n’est pas motorisé, le modèle de série inaugurera un inédit 3 cylindres turbo essence, baptisé SCTi EcoBoost. D’une cylindrée de seulement 1 litre, ce petit bloc à injection directe serait très sobre grâce à un système Stop/Start et à une boîte Powershift à double embrayage.

Commercialisation à l’été 2012

A quant le B-Max sur nos routes ? « La présentation du modèle de série interviendra début 2012 au salon de Genève pour une commercialisation à l’été » précise Stéphane Cesareo.

Ce qui laisse un peu de temps à la concurrence pour contrer l’arrivée du Ford B-Max, dont le succès s’annonce au moins aussi brillant que celui des C-Max et S-Max.

Photo du Ford B-Max Concept (2011)
La forme de la calandre rappelle l’univers d’Aston Martin.
Photo du Ford B-Max Concept (2011)
Le Ford B-Max s’adresse aux jeunes parents.

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