Quand un film fait un carton au cinéma, il y a de grandes chances que le producteur réalise une suite. C’est le même scénario chez Nissan : le Qasqhai explose les ventes, alors le constructeur a décidé de sortir un nouveau crossover, le Juke. Avec le même brio ? Réponse après l’essai au volant de la version diesel 1.5 dCi de 110 ch.

Mon verdict
Look9
Plaisir de conduite6
Vie à bord et aspects pratiques4.5
Sécurité et équipements7
Budget et consommation7
J'aime
Style atypique
Tenue de route
Consommation raisonnable
Rapport prix/équipement
Je regrette
Confort ferme
Habitabilité arrière
Petit coffre
Qualité des matériaux
6.7
sur 10

 

Un vent nouveau soufflerait-il dans les bureaux des designers de chez Nissan ? Après le Nissan Cube et ses airs de boîte à chaussures, le constructeur japonais récidive avec le Juke, un étonnant crossover urbain au regard globuleux qui semble tout droit sorti d’un manga japonais.

Mélange de SUV et de coupé avec sa haute ceinture de caisse et ses poignées de portes arrière incrustées dans les montants, le Juke arbore un style singulier. Il ne fait aucun compromis : on l’aime ou on le déteste.

Nissan Juke (2010)
Avec ses poignées de porte dissimulées dans les montants, le Juke se donne des airs de petit SUV coupé.

Habitabilité et coffre en retrait

En misant tout sur le design de son nouveau petit SUV, Nissan semble avoir fait quelques concessions sur la vie à bord. Une fois installé dans le Juke, je suis déçu par la qualité médiocre des plastiques mais surtout par le manque de rangements.

Et les choses ne s’améliorent pas dans le coffre. Avec seulement 251 litres de capacité, le volume de chargement du Juke est le plus faible du segment. Segment dans lequel il fait pourtant partie des plus grands.

Nissan Juke (2010)
La planche de bord est moderne mais cela ne suffit pas à masquer les points faibles du Juke : qualité médiocre, peu de rangements.

Dommage car sur le plan du style, la Nissan Juke ne déçoit pas. La planche de bord est moderne avec des plastiques peints dans la couleur de la carrosserie comme la Citroën DS3, et un tunnel de transmission dessiné tel un réservoir de moto.

Un diesel souple et sobre

Le Juke joue les gros durs avec son nouveau moteur 1.6 Turbo essence de 190 ch (le moteur de la future Renault Clio RS) mais je lui ai préféré sa version diesel 1.5 dCi de 110 ch qui représentera la majorité des ventes sur le marché français.

Ce 1.5 dCi de 110 ch est souple à bas régime et consomme avec modération

Issu de la Renault Mégane, ce dCi démarre dans un gros claquement très désagréable. Ça commence mal…. Heureusement, les choses s’améliorent par la suite. Certes les performances ne donnent pas le grand frisson (de 0 à 100 km/h en plus de 11 secondes) mais ce 1.5 dCi fait le job : il est assez souple à bas régime, relativement discret en vitesse de croisière et il consomme son gazole avec modération (6,5 l/100 km de moyenne durant l’essai).

Nissan Juke (2010)
Le Juke est agréable à conduire mais il manque franchement de confort.

Aussi agile qu’une berline

La Nissan Juke repose sur la plateforme de la Renault Clio 3. Elle fait preuve d’une bonne agilité et prend peu de roulis dans les virages. Un comportement sportif qu’il est possible d’amplifier grâce au Nissan Control Dynamic.

Ce nouveau système de conduite à la carte dispose de trois modes de conduite, dont un mode « Sport » permettant d’améliorer la réponse à l’accélérateur et de durcir la direction. Dès lors, le Juke est agréable à conduire sur les petites routes de campagne. Mais devient vite pénible en conduite coulée. Car le confort est un mot qu’il ne connait pas : même en mode « Normal » et « Eco » la suspension reste ferme.

Bilan essai Nissan Juke dCi 110

Le Nissan Juke a tous les ingrédients pour séduire les jeunes : look déjanté, équipement moderne, châssis efficace. Au risque de laisser les familles sur le bord de la route car, aussi original soit-il, le Juke n’a rien d’un véhicule familial.

Photos Nissan Juke (2010)

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