Durant quelques jours, je me suis mis dans la peau d’un éco-citoyen en prenant le volant d’une voiture électrique, la Mitsubishi i-Miev. Vais-je succomber à la fée électricité ?

De toutes les voitures que j’ai ramené à mon domicile, la Mitsubishi i-Miev est l’une de celles qui a le plus attiré l’attention de mon entourage. « On dirait un petit scarabée », s’exclame Louise, ma conjointe. « J’aime bien ses formes tout en rondeur et ses petits phares », poursuit Julia, ma fille.

De toute évidence, le design de la voiture semble plaire. Moi-même, je dois avouer avoir été séduit par sa petite bouille.

Intérieur de la Mitsubishi i-MiEV
Le dessin de la planche de bord est nettement moins original que l’extérieur

 

En pénétrant à bord, nos deux critiques sont tout de suite moins enthousiastes.

« L’intérieur est triste et les plastiques font un peu toc », regrette Julia. Pour sa part, Louise semble perturbée par la faible épaisseur des portières. « C’est solide, au moins ?! », ironise-t-elle. Toutes les deux sont, en tout cas, ravies de constater que Mitsubishi a pensé à elles en équipant la voiture de miroirs de courtoisie aux deux places avant.

« La dotation en équipement est généreuse. On en attendait pas moins d’une citadine vendue 35 000 euros »

D’ailleurs, la japonaise marque des points au chapitre de l’équipement. La dotation est généreuse avec les 6 airbags, la climatisation, les quatre vitres électriques, les jantes en alliage, l’autoradio CD avec connexion Bluetooth, le volant en cuir et même les sièges chauffants. On n’en attendait pas moins d’une citadine vendue près de…  35 000 euros !

Silence, ça roule

Toute la famille prend place à bord de la Mitsubishi i-Miev. Installée à l’arrière, ma fille fait remarquer qu’elle ne manque pas de place. En effet, malgré son petit gabarit (3,48 m, soit 12 cm de moins qu’une Renault Twingo II), la japonaise est plutôt accueillante grâce à son grand empattement.

Photo de la Mitsubishi i-MiEV (2012)
La Mitsubishi i-Miev est vive à l’accélération grâce à son moteur électrique qui délivre son couple maxi immédiatement

 

Un tour de clé dans le démarreur, la voiture émet un bip pour signaler qu’elle est prête à partir. L’ordinateur de bord affiche une autonomie de 80 kilomètres. Autant dire que la balade sera de courte durée.

Pour quelqu’un qui n’a jamais roulé en voiture électrique, les premiers kilomètres sont déroutants : la voiture ne vibre pas et avance dans le silence le plus total. « Ça change de ta voiture diesel », fait remarquer ma femme. Elle n’a pas tort…

Si cette absence de bruit est appréciable, elle devient angoissante en centre-ville. Et pour cause, les gens n’entendent pas la voiture arriver. Du coup, il faut toujours anticiper le comportement des piétons. Dommage que Mitsubishi n’ait pas équipé la i-Miev du même système que la Renault Fluence ZE, qui émet un bruit synthétisé à basse vitesse.

Agréable à conduire en ville

A son volant, la i-Miev me surprend : je m’attendais à conduire une tortue, elle se rapproche plus du lièvre. Car si la puissance de son moteur électrique est restreinte (47 kW, soit 64 ch), il délivre son couple maxi (180 Nm) dès le démarrage et est dépourvu d’inertie. Du coup, les accélérations sont franches et les 50 km/h sont atteints rapidement en ville.

Compteurs de la Mitsubishi i-MiEV
Mieux vaut garder l’aiguille dans la zone verte pour préserver les batteries

 

Attention toutefois à ne pas trop forcer sur la cadence, au risque de voir l’autonomie chuter très vite. Pour préserver les batteries, mieux vaut donc avoir le pied léger et maintenir aiguille du compteur dans la zone verte « Eco ».

La suite de la balade me laisse apprécier les bonnes qualités dynamiques de la i-Miev. Le châssis est plutôt agile et la motricité aux roues arrière n’est jamais prise en défaut, du moins sur sol sec. En revanche, mes deux passagères me font remarquer le manque de confort à cause de suspensions trop fermes.

Station de recharge pour la voiture électrique Mitsubishi i-MiEV
Les batteries peuvent se recharger sur une prise domestique en 220 V

Stressant sur l’autoroute

Nous continuons notre balade sur l’autoroute. La Mitusbishi i-Miev avoue alors ses limites : l’autonomie des batteries fond comme neige au soleil.  Je vois ma femme jeter un œil à l’ordinateur de bord, qui affiche moins de 25 km restants. « T’es sûr que l’on a assez de batteries pour rentrer ? », me lance-t-elle d’un air inquiet.

« T’es sûr que l’on a assez de batteries pour rentrer ? »

Le stress de la panne finit par nous hanter tous les trois. Par sécurité, je préfère quitter l’autoroute  pour rentrer à la maison. Si la panne n’est pas arrivée, je ne suis pas sûr que ma femme et ma fille acceptent de refaire une promenade en i-Miev…

Look sympa
Agréable en ville
Maniabilité et visibilité
Silence de fonctionnement
Equipement complet

Autonomie limitée
Suspensions fermes
Coffre ridicule
Qualité de fabrication
Prix

Fiche technique Mitsubishi i-Miev

Moteur : électrique
Batterie : lithium-ion de 16 kWh
Puissance fiscale : 1 CV
Dimensions (L x l x h) : 3,48 x 1,48 x 1,61
Poids à vide : 1195 kg
Pneus : 145/65 (AV), 175/55 (AR) 15 pouces
Coffre : 235 litres

Puissance : 69 ch à 2500 tr/min
Couple : 180 Nm dès 0 tr/min
Transmission : aux roues arrière
Boîte : variateur électrique
0-100 km/h : 15,9 secondes
Vitesse max : 130 km/h
Autonomie moyenne : 110 km

MES NOTES
Prix / Equipement
35 %
Autonomie
20 %
Confort
70 %
Technologie
40 %
Plaisir de conduite
75 %
Vie à bord
40 %
Look
75 %
Finition
40 %
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